Accompagnement

Arrêter de fumer par l'hypnose à Tarbes

Vous avez déjà essayé, peut-être plusieurs fois. Vous savez pourquoi vous voulez arrêter — ce n'est pas l'information qui vous manque. Ce qui résiste, ce sont les automatismes : le café du matin, la pause, la voiture, le verre entre amis. C'est précisément là que l'hypnose est utile.

Cabinet au 7 bis rue Jeanne Larroque à Tarbes, ou en visioconférence — 70 € la séance.

Ce que dit la science — et ce que je ne vous promettrai pas

Beaucoup de sites annoncent des taux de réussite de 80 ou 90 %. Ces chiffres ne reposent sur rien de vérifiable, et je préfère vous dire d'emblée où en est réellement la recherche.

La revue de référence sur le sujet — une synthèse Cochrane publiée en 2019 — conclut qu'il n'existe pas assez de preuves pour affirmer que l'hypnothérapie fait mieux que les autres formes d'accompagnement à l'arrêt. Si un bénéfice existe, il est vraisemblablement modeste. Les études disponibles sont peu nombreuses et de qualité méthodologique limitée. En revanche, aucun effet indésirable n'a été rapporté.

Autrement dit : l'hypnose n'est pas un traitement validé du sevrage tabagique. C'est un outil d'accompagnement, qui agit sur la dimension comportementale et émotionnelle de l'habitude. Il ne remplace ni votre médecin, ni un substitut nicotinique, ni votre décision.

Pourquoi continuer à le proposer, alors ? Parce que la dépendance au tabac a deux visages. Il y a la dépendance physique à la nicotine, qui s'estompe en deux à trois semaines et que les substituts traitent efficacement. Et il y a la dépendance comportementale : le geste, le rituel, l'association entre une situation et la cigarette. C'est elle qui fait rechuter des mois après, un soir de fatigue ou de contrariété. Et c'est exactement le terrain de l'hypnose.

Le contexte est d'ailleurs plus favorable qu'on ne le croit. En France, la proportion de fumeurs quotidiens chez les 18-75 ans est passée de 28,6 % en 2014 à 18,2 % en 2024, soit quatre millions de fumeurs quotidiens en moins en dix ans. Arrêter n'est pas une exception : c'est devenu la norme.

Comment se passe concrètement une séance

La première séance dure 1 h 30. Il n'y a rien à préparer, rien à croire, et vous n'aurez pas besoin d'être « réceptif » — cette notion est un mythe tenace.

Étape 1 — environ 30 minutes

L'entretien

Je vous demande depuis quand vous fumez, combien, et surtout quand. Les moments comptent plus que la quantité. Une personne qui fume dix cigarettes réparties sur des pauses sociales et une autre qui en fume dix seule dans sa voiture n'ont pas la même dépendance, et ne demandent pas le même travail.

On repère ensuite ce que la cigarette vous apporte réellement : une coupure, un sas, un moyen de gérer une tension, un temps à soi. Ce point est décisif. Retirer une habitude sans rien mettre à la place, c'est créer un vide — et le vide se remplit tout seul, généralement par ce qu'on cherchait à éviter.

Étape 2 — environ 40 minutes

Le travail sous hypnose

Vous restez assis, conscient, capable de parler et d'interrompre à tout moment. L'état hypnotique ressemble à ces moments où vous conduisez sur un trajet connu en pensant à autre chose : présent, mais avec une attention qui s'est déplacée.

Dans cet état, nous travaillons trois choses :

  • Défaire les associations automatiques. Le lien « je sors du restaurant → je fume » n'est pas une décision, c'est un réflexe conditionné. On le désactive situation par situation, en reprenant celles que vous avez identifiées à l'étape 1.
  • Installer une réponse de remplacement. Pour chaque déclencheur, votre inconscient doit disposer d'autre chose : une respiration, un geste, un déplacement. Sinon il retourne à ce qu'il connaît.
  • Consolider l'identité de non-fumeur. Tant que vous vous vivez comme « un fumeur qui a arrêté », chaque cigarette refusée est un effort. L'objectif est le basculement vers « je ne fume pas » — une phrase qui ne demande aucune volonté.
Étape 3 — environ 15 minutes

Le débriefing et les outils

Nous faisons le point sur ce que vous avez ressenti, et je vous transmets un exercice d'auto-hypnose court — deux à trois minutes — à utiliser lors des envies résiduelles des premiers jours. C'est un outil que vous gardez ensuite pour autre chose.

Les séances suivantes, si elles sont nécessaires, durent 1 h et servent à consolider ou à traiter une situation qui a résisté.

Quand l'hypnose n'est pas la bonne réponse

Autant le dire avant que vous ne preniez rendez-vous. Il y a des situations où je vous orienterai ailleurs.

  • Vous n'avez pas décidé d'arrêter. Si vous venez pour faire plaisir à votre conjoint ou parce que votre médecin insiste, l'hypnose ne fabriquera pas une motivation qui n'existe pas. On peut travailler l'ambivalence — c'est un travail légitime — mais ce n'est pas la même séance, et il faut le dire dès le départ.
  • Vous traversez une période de forte détresse. Deuil récent, dépression, situation de crise : le tabac est alors souvent une béquille. La retirer sans traiter ce qu'elle soutient est contre-productif. On commence par l'autre bout.
  • Vous attendez de ne rien avoir à faire. L'hypnose n'est pas un interrupteur. Les premiers jours demandent de l'attention, et les outils ne servent que si vous les utilisez.
  • Certaines contre-indications médicales. Psychose active, épilepsie non stabilisée : nous en parlons lors du premier entretien.

Important. L'hypnose ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical. Pour toute question relevant de la santé — traitement, substituts, symptômes de sevrage — adressez-vous à votre médecin, votre pharmacien ou à Tabac info service (39 89).

Cabinet d'hypnothérapie, accompagnement à l'arrêt du tabac

En pratique

  • 1 à 3 séances le plus souvent
  • Première séance 1 h 30, les suivantes 1 h
  • 70 € la séance, quel que soit le format
  • Espèces, chèque ou virement
  • Non remboursé par la Sécurité sociale ; certaines mutuelles participent au titre des médecines douces

Questions fréquentes

Combien de séances faut-il ?

Le plus souvent 1 à 3. Une seule suffit parfois, quand la décision est déjà prise et que le tabac tient surtout à l'automatisme. Il en faut davantage quand la cigarette sert à réguler du stress ou des émotions : dans ce cas, nous traitons d'abord ce qu'elle compense, sinon l'arrêt ne tient pas.

L'hypnose est-elle scientifiquement prouvée pour arrêter de fumer ?

Non, pas au sens strict. La revue Cochrane de 2019 conclut qu'il n'y a pas assez de preuves pour dire que l'hypnothérapie fait mieux que les autres accompagnements, et que si un bénéfice existe il est probablement modeste. Aucun effet indésirable n'a en revanche été rapporté. Je préfère vous le dire que vous laisser croire à un taux de réussite inventé.

Est-ce que ça marche si je ne suis pas vraiment décidé ?

Non. L'hypnose ne crée pas la motivation, elle lève des freins chez quelqu'un qui a déjà décidé. Si vous venez parce qu'un proche vous y pousse, dites-le au premier entretien : nous travaillerons alors l'ambivalence avant tout le reste, ce qui est un objectif différent — et parfaitement légitime.

Vais-je prendre du poids ?

C'est fréquent, souvent quelques kilos, parce que la nicotine coupe l'appétit et accélère un peu le métabolisme. Quand c'est une crainte importante — et elle fait souvent renoncer avant même d'essayer — nous l'intégrons au travail dès la première séance, plutôt que d'attendre que le problème apparaisse. Voir aussi l'accompagnement addictions et comportements alimentaires.

Peut-on combiner avec des patchs ou un traitement ?

Oui, et c'est souvent une bonne idée. Les substituts nicotiniques traitent la dépendance physique, l'hypnose travaille l'habitude et le geste : les deux ne s'opposent pas, ils couvrent des terrains différents. Toute décision concernant un traitement relève de votre médecin ou de votre pharmacien.

Et si je rechute ?

Une reprise n'efface pas le travail accompli. Elle signale une situation que nous n'avions pas anticipée — un contexte, une émotion, une personne. On identifie laquelle, on la traite, et on repart de là. La plupart des personnes qui arrêtent durablement ont connu plusieurs tentatives avant la bonne. Ce n'est pas un échec, c'est de l'information.

Vais-je perdre le contrôle pendant la séance ?

Non. Vous restez conscient, vous entendez tout, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux ou interrompre quand vous le souhaitez. Personne ne peut vous faire agir contre vos valeurs sous hypnose. Pour comprendre ce qui se passe réellement, voir comment fonctionne l'hypnose ericksonienne.

La visioconférence est-elle aussi efficace ?

Oui, à condition d'être au calme, avec des écouteurs et une connexion stable. Le travail est identique, le tarif aussi. Détails sur les séances à distance.

Sources

  • Barnes J. et al. (2019). Hypnotherapy for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews.
  • Santé publique France / OFDT (2025). Prévalence du tabagisme en France, données 2024.
  • Tabac info service — 39 89 (service public d'aide à l'arrêt).

Un premier échange, sans engagement

Si vous hésitez, appelez-moi : dix minutes suffisent souvent à savoir si c'est le bon moment.